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Des chercheurs révèlent une avancée prometteuse dans le traitement de l'autisme à l'âge adulte

Des chercheurs révèlent une avancée prometteuse dans le traitement de l'autisme à l'âge adulte

2026-08-11T21:14:08.862943+00:00

Et si on pouvait traiter l'autisme chez l'adulte ?

Cette semaine, je suis tombé sur une étude qui m'a vraiment passionné. Des chercheurs ont démontré qu'il serait peut-être possible de traiter le trouble du spectre de l'autisme — pas seulement chez les enfants, mais aussi chez des adultes complètement développés. Et la méthode qu'ils ont trouvée est vraiment maline.

Le problème de base dans le cerveau autistique

Commençons par les bases. Nos neurones communiquent entre eux grâce à des signaux chimiques. L'un des plus importants fait intervenir un récepteur qu'on appelle le récepteur NMDA. Imaginez-le comme un traducteur qui permet aux neurones de bien se comprendre.

Chez beaucoup de personnes autistes, ces récepteurs NMDA ne fonctionnent pas correctement. Ils sont présents, mais pas assez réactifs. Les scientifiques parlent d'« hypofonction des récepteurs NMDA ». Ce problème a été lié non seulement à l'autisme, mais aussi à la schizophrénie et à certaines déficiences intellectuelles.

Les anciennes approches avaient des limites

Les chercheurs connaissent ce problème depuis des décennies. Mais voici le hic : les traitements précédents cherchaient à renforcer ces récepteurs en augmentant un produit chimique llamado glycine, qui les active. Ils y parvenaient en bloquant une substance appelée GlyT1.

Ça paraît logique, non ? Sauf qu'il y avait un catch. GlyT1 se trouve partout dans le cerveau, y compris dans les zones qui contrôlent la respiration et les mouvements. En modifiant ces zones, on provoquait des effets secondaires. Pas génial.

Une nouvelle cible : plus précise, moins de risques

C'est là que ça devient intéressant. L'équipe, dirigée par le directeur Eunjoon Kim à l'IBS Center for Synaptic Brain Dysfunctions, a décidé de chercher ailleurs. Ils se sont concentrés sur un autre transporteur de glycine, appelé Slc6a20a (SLC6A20 chez l'humain).

Pourquoi celui-là ? Parce qu'il se situe principalement dans les régions du cerveau responsables de la réflexion, de l'apprentissage et de la mémoire — le cortex et l'hippocampe. Il ne se trouve pas près du tronc cérébral. Du coup, les traitements pourraient cibler la zone problématique sans déranger involontairement d'autres fonctions essentielles.

Qu'est-ce qu'ils ont fait concrètement ?

L'équipe a utilisé des oligonucléotides antisens (ASO) — de toutes petites molécules qui réduisent l'activité du gène SLC6A20 — sur des souris présentant des mutations liées à l'autisme dans les gènes SHANK2 et SHANK3. (Ces gènes sont aussi associés au syndrome de Phelan-McDermid, au passage.)

Voici ce qui s'est passé : réduire l'activité de SLC6A20 a restauré le fonctionnement des récepteurs NMDA. Mais ça ne s'arrête pas là.

Des résultats impressionnants

Les souris traitées ont montré des améliorations dans les interactions sociales, la communication sociale et les comportements répétitifs — les caractéristiques principales de l'autisme dans les modèles animaux. Mais ce qui m'a vraiment frappé : ces améliorations ont eu lieu chez des souris adultes.

C'est énorme. Ça suggère que le dysfonctionnement sous-jacent des récepteurs NMDA n'est pas figé une fois le développement cérébral terminé. La fenêtre d'intervention serait bien plus large qu'on ne le pensait.

Le mécanisme derrière tout ça

Les chercheurs ont creusé pour comprendre comment ça fonctionne. Grâce à des analyses sophistiquées des protéines, ils ont découvert que le traitement ne se contentait pas d'augmenter ou de diminuer les niveaux de protéines. Il corrigeait des schémas anormaux dans la façon dont les protéines étaient « activées ou désactivées » (un processus appelé phosphorylation).

En d'autres termes, la thérapie a restauré le fonctionnement adéquat des protéines existantes plutôt que de modifier drastiquement leurs quantités. Une approche plus subtile et potentiellement plus sûre.

Le lien avec les humains

Je sais ce que vous pensez : « Super, mais les souris ne sont pas des humains. » C'est un point légitime. Les scientifiques l'avaient aussi remarqué, alors ils ont testé l'approche sur des organoïdes cérébraux humains — des versions simplifiées et miniatures de tissu cérébral cultivé à partir de cellules souches.

Ils ont utilisé l'édition génétique CRISPR pour créer des organoïdes corticaux humains porteurs de mutations SHANK2 ou SHANK3. Exactement comme chez les souris, ces organoïdes ont montré une activité réduite des récepteurs NMDA. Et quand ils ont appliqué l'ASO ciblant SLC6A20 ? La fonction a été restaurée à des niveaux quasi normaux.

Le directeur Kim l'a bien formulé : « Contrairement aux stratégies de réexpression génétique, l'inhibition de SLC6A20 fonctionne en modulant des voies de signalisation endogènes et pourrait offrir une route thérapeutique plus pratique. »

Des avantages pratiques

Autre point encourageant : une seule administration de l'ASO est restée efficace pendant au moins 8 semaines sans effets indésirables détectés chez les souris. Un effet durable pour un seul traitement.

Qu'est-ce que ça signifie pour l'avenir ?

Je veux être prudent ici. C'est une recherche à un stade précoce. On parle de souris et de tissu cérébral humain cultivé en laboratoire, pas d'essais cliniques sur l'humain. Le chemin entre une « découverte prometteuse » et un « traitement disponible » est long et incertain.

Mais voici pourquoi je suis vraiment enthousiaste :

D'abord, ça suggère que le dysfonctionnement des récepteurs NMDA dans l'autisme pourrait être traitable chez l'adulte. Ça remet en question l'idée que les fenêtres de développement se referment définitivement.

Ensuite, ça identifie une nouvelle cible plus sélective qui pourrait éviter les effets secondaires des approches précédentes.

Troisièmement, l'approche a fonctionné sur du tissu humain, ce qui est une étape cruciale vers une éventuelle application chez les personnes.

Et enfin, puisque la réduction de l'activité NMDA est impliquée dans plusieurs troubles — autisme, schizophrénie, déficience intellectuelle — cette même stratégie pourrait un jour aider de nombreux patients.

Mon avis

J'ai couvert beaucoup de recherches sur l'autisme au fil des années, et je vais être honnête : la plupart des résultats prometteurs chez les souris n'aboutissent pas chez l'humain. La biologie est simplement incroyablement complexe.

Mais celui-ci me semble différent. Le fait qu'ils aient trouvé une cible plus sélective, démontré des bénéfices chez des animaux adultes, et réussi à reproduire l'effet sur du tissu cérébral humain me donne un optimisme prudent.

Ce qui me rend particulièrement hopeful, c'est l'idée qu'on ne cherche pas à recâbler le cerveau de zéro. On restaure une voie de communication qui existe déjà et qui a simplement besoin d'un petit ajustement. Ça me semble plus réalisable que certaines approches plus ambitieuses dont j'ai pu lire.

On devra attendre les essais cliniques pour savoir si ça fonctionne chez les humains. Mais pour l'instant, cette recherche offre une voie véritablement nouvelle à suivre de près.


Source : ScienceDaily — https://www.sciencedaily.com/releases/2026/08/260805082508.htm

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