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Des milliers de personnes vivraient avec cette condition liée à l'autisme sans le savoir

Des milliers de personnes vivraient avec cette condition liée à l'autisme sans le savoir

2026-09-26T09:11:00.949348+00:00

Le syndrome de Phelan-McDermid : bien plus courant qu'on ne le pensait

Il y a quelque chose qui m'a vraiment marqué en tombant sur cette info récemment.

Le syndrome de Phelan-McDermid, c'est le nom de ce trouble génétique. Pendant longtemps, on l'a classé dans les maladies ultra-rares — du genre 1 cas sur 50 000, voire 1 sur 100 000. Sauf que voilà : des recherches récentes disent tout autre chose.

Une équipe de l'hôpital Mount Sinai vient de publier des résultats estimant que ce syndrome touche environ 1 personne sur 7 300. Vous imaginez le bond ? Rien qu'aux États-Unis, ça représenterait plus de 45 000 personnes qui vivent avec ce trouble sans le savoir.

Alors concrètement, c'est quoi le problème, et pourquoi est-ce qu'on devrait s'y interesser ?

Le résumé rapide

Tout parte d'un gène défaillant : le SHANK3, localisé sur le chromosome 22. Quand il est supprimé ou muté, ça peut provoquer toute une série de difficultés — des retards intellectuels aux problèmes de langage, en passant par des caractéristiques qu'on retrouve souvent dans l'autisme. D'ailleurs, la plupart des personnes concernées répondent aux critères d'un diagnostic d'autisme. Les anomalies du gène SHANK3 représenteraient environ 1 % de tous les cas d'autisme. Ça peut sembler peu, mais quand on sait qu'il y a des millions de personnes autistes dans le monde, ça prend une tout autre dimension.

Pourquoi autant de cas passent à travers les mailles du filet ?

C'est là que ça devient agaçant.

Les chercheurs ont analysé les données de près de 180 000 personnes autistes ayant passé des tests génétiques. Après avoir trituré les chiffres dans tous les sens, ils ont conclu que la prévalence réelle est bien supérieure à ce qu'on observe en pratique.

Tess Levy, qui pilotait l'étude, l'explique simplement : beaucoup de personnes atteintes de handicaps développementaux ou d'autisme ne se voient tout simplement jamais proposer de test génétique. Les obstacle liés aux assurances sont nombreux. Certains tests ne sont pas assez poussée pour détecter les anomalies du SHANK3. Et même quand les tests sont réalisés, faire le lien avec le syndrome de Phelan-McDermid exige un savoir-faire bien spécifique.

En gros, il y a probablement des milliers de familles qui cherchent des réponses depuis des années — à qui on a dit « on ne sait pas ce qui cause ça » — alors que l'explication était peut-être inscrite dans les gènes de leur enfant depuis le début.

Pourquoi un diagnostic change vraiment la donne ?

Excellente question. Et franchement, c'est là que les choses deviennent intéressantes.

Pendant longtemps, savoir qu'on avait ce syndrome servait surtout à comprendre pourquoi certaines difficultés existaient. Ça apportait une forme de clôture, certes, mais pas vraiment de solutions.

Ça évolue rapidement. Plusieurs essais cliniques ciblent désormais la biologie de ce trouble. On parle d'approches de médecine de précision — des traitements pensés pour s'attaquer à la cause génétique, pas juste aux symptômes. Neuren Pharmaceuticals travaille même sur des candidats-médicaments qui pourraient modifier le cours de la maladie.

Comme le dit Joseph Buxbaum, l'un des auteurs principaux de l'étude : « Le savoir, c'est le pouvoir. » Obtenir un diagnostic génétique peut ouvrir des portes : soins spécialisés, études de recherche, essais cliniques, réseaux de soutien, et potentiellement des traitements capables d'améliorer vraiment la qualité de vie.

En clair

Cette recherche, c'est vraiment un signal d'alarme. Si vous avez un enfant autiste, ou si vous accompagnez des familles dans cette situation, le test génétique n'est pas une simple case à cocher — c'est peut-être la clé pour comprendre quelque chose de fondamental.

Et si vous faites partie de ceux qui cherchent des réponses sur des retards de développement, des handicaps intellectuels ou de l'autisme sans jamais avoir d'explication claire ? Ça vaut peut-être le coup d'en parler à votre médecin.

On vit une époque incroyable pour la médecine génétique. Chaque jour, les scientifiques en apprennent davantage sur le rôle de notre ADN dans notre santé — et plus important encore, sur les moyens d'intervenir. Le syndrome de Phelan-McDermid en est un parfait exemple : ce qu'on croyait rarissime se révèle beaucoup plus fréquent, et l'espoir à l'horizon n'a jamais été aussi vif.

Parfois, la réponse était inscrite dans nos gènes depuis le début. Il suffit de regarder.


Sources et lectures complémentaires :

  • Recherche publiée dans Autism Research (Mount Sinai / Seaver Autism Center)
  • https://www.sciencedaily.com/releases/2026/09/260924020405.htm
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