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La mer vient de laisser surnager un secret vieux de 400 ans — et il est plus beau qu'escompté

La mer vient de laisser surnager un secret vieux de 400 ans — et il est plus beau qu'escompté

2026-07-02T12:23:37.184895+00:00

L'or englouti qui a défié 30 ans de mystère


Imagine la scène.

Tu plongeons au large des côtes anglaises, vers dix-huit mètres de profondeur. L'eau est sombre, glacée. Tes palmes soulèvent le sable à chaque coup de jambe. Et soudain, quelque chose brille. Pas une écaille de poisson. Pas un coquillage colorés.

De l'or. De l'or ancien et magnifique.

C'est exactement ce qui est arrivé aux plongeurs du South West Maritime Archaeology Group en 1995. Ils sont tombés sur plus de 400 pièces d'or éparpillées sur le fond marin. Il y avait aussi des bijoux en or, un nuggets d'or, et un objet bizarre en forme de poisson dont personne ne comprenait l'utilité.

Mon premier réflexe ? Ça ressemble à l'ouverture d'un film de pirates. Sauf que c'était réel. Et le plus dingue ? Il a fallu trente ans pour résoudre ce mystère. Trente ans de travail, de recherches, de détective archéologique.

Le tournant inattendu

Au départ, les chercheurs savaient une chose : les pièces étaient marocaines. Du pur or d'Afrique de l'Ouest, frappé en ducats barbaresques — une monnaie sérieuse pour l'époque. Le site de plongée était aussi jonché de canons, d'ancres, de cordes, de bois pourri et de plomb. Les restes d'un vieux navire éparpillés sur une trentaine de mètres.

Mais quel navire ? Où allait-il ? Et pourquoi transportait-il une telle fortune en or ?

L'équipe a analysé tout ce qu'elle pouvait : des fèves, des pilules enrobées de résine (probablement des médicaments pour l'équipage), des tessons de poterie, un sceau. Chaque artifact passé au microscope.

Et puis, le déclic.

Une simple cuillère en étain s'est révélée hollandaise. Ni anglaise, ni marocaine. Hollandaise.

Ce petit détail a tout changé. Maintenant, ils savaient : il fallait chercher un navire de commerce hollandais, probablement du XVIIe siècle.

Le Dom van Keulen entre en scène

Après trois décennies de fouilles dans les archives et d'analyses d'objets, une équipe menée par l'historien Ian Friel et l'archéologue Dave Parham a enfin trouvé la réponse.

Le navire s'appelait le Dom van Keulen — un vaisseau marchand hollandais parti du Maroc en 1633, chargé de marchandises à destination des Pays-Bas. Selon de nouveaux documents découverts, le navire a rencontré "de nombreuses tempêtes violentes" et a commencé à prendre l'eau. L'équipage a fait le bon choix : abandonner le navire près de Salcombe, dans le Devon.

Et là, le plus intéressant : l'équipage a réussi à sauver la majeure partie de la cargaison. Hommes et marchandises sont arrivés sains et saufs sur la côte. Mais ces satanées pièces d'or ? Elles ont dû couler dans le sable avant que quiconque puisse les récupérer. Et elles sont restées là. Pendant près de 400 ans.

D'où venait tout cet or ?

C'est là que ça devient vraiment fascinant.

Le Dom van Keulen ne traversait pas les mers au hasard avec une montagne de lingots. Il faisait partie de quelque chose de beaucoup plus vaste — un immense réseau commercial du XVIIe siècle reliant le Maroc, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne.

Les Hollandais étaient basically l'Amazon.com de leur époque. Ils fabricaient des produits aux Pays-Bas — textiles, outils, armes — puis les expédiaient en Afrique de l'Ouest pour les échanger contre de l'or. Ensuite, ils fondaient cet or africain pour frapper des pièces hollandaises, devenues l'une des principales devises du commerce international.

Les pièces d'or sur ce navire ? Elles faisaient partie de tout cet écosystème économique. Les chercheurs affirment que cette découverte offre "une preuve tangible du florissant commerce maritime du XVIIe siècle entre le Maroc, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne."

Mais ce n'est pas tout. Les bijoux trouvés à côté des pièces ? Selon les experts, ce sont "des exemples uniques" de l'artisanat de l'époque des Sa'diens, les souverains du Maroc de l'époque. On ne parle donc pas que d'or — on parle d'art, de culture, d'histoire, tout mêlé ensemble.

Pourquoi c'est important

Ce qui me frappe le plus dans cette histoire ? On a tous entendu parler des épaves célèbres — le Titanic, les navires de Barbe-Noire, les galions espagnols chargés d'argent. Mais cette découverte nous rappelle qu'il existe des dizaines de milliers d'histoires encore enfouies sous l'eau, attendant d'être révélées.

"La découverte d'or africain au large des côtes du Devon a soulevé énormément de questions sur la façon dont il s'est retrouvé là," a déclaré Jeremy Hill, du British Museum, où les pièces sont désormais exposées.

Il a ajouté que répondre à ces questions avait nécessité "une équipe d'experts travaillant en collaboration," et que c'était "une découverte d'importance internationale" qui "nous rappelle combien de choses restent encore à trouver sous nos mers."

Cette partie me donne des frissons. On a cartographié une grande partie de l'océan, mais on n'a vraiment fait qu'effleurer la surface. Des navires coulent depuis des milliers d'années. Chacun d'entre eux porte une histoire.

En résumé

La prochaine fois que tu te tiens sur une plage, face à l'horizon, en te demandant ce qui se cache là-dessous... tu as ta réponse. De l'histoire. Du mystère. De l'or.

Et apparemment, des cuillères en étain qui aident à résoudre des énigmes de 400 ans.


Tu peux lire tous les détails sur le Dom van Keulen et cette incroyable découverte dans le livre documentant les 30 années d'enquête pour identifier le navire.

Parfois, l'océan garde nos secrets un moment. Mais avec suffisamment de patience ? Il finit par nous les rendre.

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