Des pointes creuses sur un dinosaure vieux de 125 millions d'années : une découverte dingue en Chine
Et si un fossile de dinosaure gardait sa peau intacte, avec des cellules visibles au microscope après 125 millions d'années ? C'est ce qu'ont déterré des chercheurs en Chine. Un jeune herbivore avec une particularité folle : des pointes creuses qui sortent de sa peau. Pas des armures d'os classiques, mais des piquants légers, comme ceux d'un porc-épic, inédits chez les dinos.
Voici Haolong dongi, le nouveau venu hérissé
Les iguanodons fascinent les paléontologues depuis plus de 200 ans. Ces herbivores au bec puissant croquaient les plantes et galopaient sur de grosses pattes arrière. Stars du Crétacé, ils pullulaient. Mais Haolong dongi change la donne.
Baptisé en hommage au paléontologue chinois Dong Zhiming, ce juvénile a été retrouvé avec sa peau préservée – un miracle, car les tissus mous se dégradent souvent. Grâce à des scanners X et des coupes microscopiques, des scientifiques du CNRS et leurs collègues ont scruté son épiderme ancien. Résultat : des épines cutanées creuses sur tout le corps. Pas des cornes solides, mais des structures de peau légère, comme les os des oiseaux.
(Reconstitution artistique ; les fossiles révèlent des détails au microscope)
À quoi servaient ces pointes ? Se défendre, se refroidir ou sentir ?
Au Crétacé inférieur, il y a 125 millions d'années, Haolong dongi côtoyait des prédateurs carnivores agiles. Ces pointes creuses ? Un système de défense clair. Aiguisées et détachables, elles stoppaient net les attaques, comme chez le porc-épic.
Les chercheurs vont plus loin. Peut-être aidaient-elles à réguler la chaleur, en augmentant la surface corporelle pour dissiper la chaleur diurne ou la conserver la nuit. Ou servaient-elles de capteurs, vibrant au moindre pas ou souffle d'air dans la végétation dense ?
Comme c'est un jeune spécimen, on ignore si les adultes gardaient ces piquants ou s'en débarrassaient en grandissant. Il faut creuser plus.
Une révolution pour l'étude de la peau des dinosaures
Publiée le 6 février 2026 dans Nature Ecology & Evolution, cette trouvaille montre que les revêtements corporels des dinos étaient bien plus variés qu'on croyait. Première fois qu'on voit des épines cutanées creuses chez un dinosaure. Ça enrichit l'arbre généalogique des iguanodons et révèle des adaptations surprises.
"Les tissus mous survivent rarement si longtemps, mais ici, même les détails microscopiques ont tenu."
— Extrait de l'équipe de recherche
Des cas comme ça prouvent que l'ère des dinosaures cache encore des trésors bizarres. Quelles folies attendent sous terre ?