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Une simple querelle d'église a-t-elle vraiment décidé la bataille de Hastings ?

Une simple querelle d'église a-t-elle vraiment décidé la bataille de Hastings ?

2026-08-13T21:37:15.962503+00:00

L'incroyable rebondissement historique que personne ne vous a raconté

Accrochez-vous, car l'histoire que je vais vous raconter est plus dingue que tout ce qu'Hollywood pourrait imaginer. On va parler de 1066, d'Harold Godwinson, de Guillaume le Conquérant... Oui, je sais, vous pensez connaître cette histoire. Le serment brisé, la succession contestée, la bataille de Hastings.

Mais attendez. Et si je vous disait que le vrai tournant de cette histoire n'a rien à voir avec le champ de bataille ? Et si tout s'était joué à Rome, dans un clash entre deux papes ?

Deux papes, un seul siège

Je vous vois venir. « Deux papes ? C'est le scénario du film avec Tom Hanks, non ? »

Eh bien devinez quoi : Hollywood n'a rien inventé. La politique médiévale était bien plus bordélique que vos séries préférées.

Au début des années 1060, la chrétienté occidentale traversait ce qu'on pourrait gentiment appeler une « période compliquée ». En 1061, au lieu d'un seul pape, on en avait soudain deux qui se prétendaient légitimes. D'un côté, Alexandre II. De l'autre, un certain évêque Cadalus de Parme, rebaptisé Honorius II pour l'occasion.

Le Saint-Empire soutenait Honorius. Alexandre avait sa propre coalition. Résultat : une vraie guerre religieuse qui divisait l'Europe en deux camps bien distincts. Pas exactement le genre de ménage à trois qu'on recommande.

Et où est-ce qu'Harold entre là-dedans ?

C'est là que ça devient passionnant.

Le professeur Tom Licence, de l'Université dEast Anglia, a fouillé les archives du Vatican et a découvert un truc fascinant : une lettre perdue du pape Alexandre II, écrite après que Guillaume avait déjà pris le trône d'Angleterre.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le pape n'y allait pas avec le dos de la cuillère. Alexandre II a basically gesagt que l'Angleterre avait abandonné son chemin spirituel pour suivre « l'orgueil de leur père Satan ».

Jusqu'ici, les historiens avaient un peu haussé les épaules devant ce genre de formules. Des critiques religieuses vagues, rien de plus.

Mais Licence pense avoir percé le mystère. Quand on lit ces passages dans le contexte du conflit des deux papes, ce ne sont plus de simples moralités générales. C'est une attaque politique très ciblée.

Vous voyez où je veux en venir ? Si l'Angleterre avait soutenu Honorius II (le rival d'Alexandre), alors aux yeux du pape, les Anglais ne faisaient pas qu'une erreur théologique. Ils choisissaient le mauvais camp dans le combat religieux le plus crucial de l'époque.

Pourquoi le pape aurait soutenu Guillaume ?

Voici la question qui turlupine les historiens depuis des siècles : pourquoi diable le pape aurait-il soutenu un duc normand envahissant un royaume chrétien pour détrôner son roi ? C'est un peu... comment dire... problématique ?

La réponse traditionnelle, c'était le fameux serment qu'Harold aurait trahi. Un jour ou l'autre, il aurait promis de soutenir les claims de Guillaume, puis aurait pris la couronne pour lui. Sauf que cette excuse sentait le construit à des kilomètres.

Ce que la recherche de Licence suggère est beaucoup plus intrigant : Alexandre II voyait peut-être la conquête normande comme un enjeu bien plus vaste. Guillaume ne se contentait pas de voler des terres. Il aidait Alexandre à vaincre ses ennemis, tous ceux qui avaient misé sur le mauvais pape.

Dans la tête d'Alexandre, ce n'était pas une cupidité déguisée. C'était une croisade contre les partisans de Satan. Pas de pression, Harold.

Ce que ça change à notre compréhension de tout ça

Si Licence a raison — et honnêtement, les preuves sont plutôt convaincantes — alors 1066 n'était pas qu'une histoire de politique anglaise ou de succession contestée. C'était enchevêtré dans un conflit religieux et politique continentale que la plupart d'entre nous n'avons jamais appris à l'école.

La position de l'Angleterre concernant tel ou tel pape (même si c'était un choix inconscient, motivé par la politique plutôt que par la foi) aurait pu sceller son destin des années avant qu'une seule flèche ne siffle à Hastings.

Harold ne se battait pas seulement contre Guillaume sur ce champ de bataille. Il affrontait les conséquences de décisions prises à Rome, par des gens qu'il n'avait probablement jamais rencontrés, au sujet d'une dispute ecclésiastique que la plupart des paysans anglais ignoraient complètement.

Pourquoi cette histoire me passionne (et devrait vous passionner aussi)

Vous savez ce que j'adore ? Les scènes de bataille, les charges de cavalerie, le drama pur. Hastings est l'un des moments les plus spectaculaires de l'histoire anglaise, point final.

Mais des histoires comme celle-ci me rappellent que l'histoire est toujours plus complexe que les récits simplifiés qu'on nous sert.

On aime croire que les grands événements sont decides par des héros et des vilains faisant des choix clairs dans des moments dramatiques. Mais souvent ? Ce sont des magouilles bureaucratiques, des alliances oubliées et des combats d'Église tombés aux oubliettes de l'histoire qui font la différence.

Et sincèrement ? C'est mille fois plus fascinant.

Si ça vous donne envie d'en voir plus, le British Museum ouvre bientôt une exposition majeure autour de la tapisserie de Bayeux. Imaginer ces scènes fameuses de la conquête normande en connaissance de ce drame papal caché ? Miam.

Parfois, la vraie histoire derrière l'histoire, c'est celle qu'on n'entend jamais.

Source : Recherche de l'Université d'East Anglia via ScienceDaily

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